Né en 1948, j'avais 11 ans lorsque je découvrit la magie de la photographie sous un éclairage inactinique. Le monde merveilleux de la faune libre et sauvage m'est apparut quelques années plus tard au coeur d'une clairière, à la faveur d'un beau soleil printanier.
Ces lumières sont donc à l'origine de ma passion pour la photographie des animaux dans leur milieu naturel. De part sa proximité de mon domicile, la forêt est mon biotope de prédilection.
Les mammifères ont toujours exercé sur moi une très grande fascination. Ce goût des grosses bêtes à quatre pattes est probablement issu de mes premières lectures, en particulier les ouvrages de Robert Hainard.
J'ai créé ce site pour partager à la fois cet envoûtant goût du sauvage qui m'anime, et ma passion où se mêle nature et technologie.
Je vous invite à découvrir quelques uns de ces animaux rencontrés au gré de mes pérégrinations, des forêts normandes aux marais charentais, des Alpes au littoral languedocien, de la Provence au Pays du Der.
Mes débuts dans le domaine de la photographie des animaux sauvages se situent en 1970. A cette époque, cette activité était qualifiée de "chasse photographique". Il m'arrive de regretter avec une pointe de nostalgie que cette expression soit tombée en désuétude et que désormais on ne parle plus aujourd'hui que de photographie animalière. Au delà de la sémantique, il subsiste dans mon esprit une différence entre ces deux dénominations dont résulte mon approche de la nature, mon contact avec les mammifères en particulier.
L'avènement de nouvelles technologies, notamment l'informatique et la photographie numérique, toutes composantes confondues, a irrémédiablement modifié l'univers des photographes. La connaissance de la vie sauvage qui n'était auparavant assurée que par les rares livres traitant du sujet, est maintenant à la portée de chacun via internet, ce qui n'est pas rédhibitoire en soi. La fréquentation de forums spécialisés permet de visualiser aisément certains aspects induits par cet avènement : accroissement du nombre de pratiquant, course à l'équipement nec plus ultra, recherche frénétique de spots, engouement pour les espèces phares du moment et autre espoir de rentabiliser l'acquisition de son matériel.
Il serait dommageable pour un amateur que l'exercice de sa passion ne se résume qu'à la possession d'un puissant téléobjectif et/ou à l'impérieuse nécessité de se rendre à tel ou tel endroit de la planète pour photographier quelques espèces mythiques ou non. La connaissance des sujets, la pratique assidue de l'observation, la préparation des affûts sont des éléments clés à l'obtention de clichés de vie sauvage près de chez soi, précisément là où l'on a le plus de chance d'être performant. Toutefois et particulièrement dans notre hexagone, ceci ne doit pas exclure l'envie d'aller à la rencontre des espèces absentes de sa propre région. L'usage d'un matériel approprié et de qualité facilitera sur un plan technique la réussite d'une photo possédant un superbe "piqué" et "bokeh", caractéristiques si convoitées et pourtant intimement liées aux notions de proximité et de préparation.
Un équipement composé d'un boîtier numérique "expert" et d'un téléobjectif "300 mm f:4" constitue une bonne base de départ. Quelques saisons de pratique permettront ensuite de savoir si il convient de compléter son matériel ou de le faire évoluer, en fonction de ses sujets favoris, de situations spécifiques ou encore de ses propres ambitions. La très grande majorité (soit~80%) des mes photos argentiques ou numériques ont été réalisées avec cette configuration. L'emploi d'un convertisseur de focale 1.4 reste par ailleurs envisageable pour rester par exemple à "bonne distance" d'un sujet sensible ou inversement, pour réduire occasionnellement une distance de prise de vue estimée "trop lointaine". C'est ainsi que je l'utilise.
Hormis un bref passage par un zoom 100-400, je suis resté fidèle au trio boîtier "expert" + 300/4 + 1.4, non pas que l'envie de posséder un 500 ou 600 mm ne se soit jamais posé, mais bien parce qu'il me convient dans mon milieu de prédilection qu'est la forêt. J'ai personnellement fait évoluer ces dernières années mon équipement en remplaçant le 300 mm par un modèle à ouverture f:2.8 et par l'adoption récente d'un boîtier "pro". En ce qui me concerne, le seul inconvénient rencontré jusqu'alors avec cet ensemble réside dans le fait que, pour la photographie des oiseaux et/ou les mammifères en plaine, je dois chaque fois m'adapter aux circonstances.
Canon EF 300mm f/2.8 L IS USM, telle est l'identité de mon "compagnon" de terrain.
Il existe bien sûr dans la gamme des téléobjectifs des modèles plus prestigieux, qui excellent là où mon 300 montre ses limites. Toutefois sa corpulence autorise la prise de vue à main levée pour le vol des oiseaux et me procure un certain confort dans mes déplacements, surtout en milieu escarpé. Son gros "oeil" est un atout pour capturer les ambiances de l'aube ou du crépuscule, et aussi quand la lumière fait défaut en milieu forestier. Et puis, quand sous l'aspect prise de vue rien n'est réalisable ou ne l'est techniquement plus, il me reste mes jumelles pour apprécier l'instant présent qui reste la première finalité de mes sorties dans la nature.